Nietzsche et la Barbarie

Nietzsche voulait régénérer l’Europe. Dans une de ses dernières tentatives d’essais (Le Nihilisme Européen dont nous ne disposons que des fragments), il se demande : où sont les nouveaux barbares ?

On notera la mise en avant du brigandage et du crime passionnel chez Nietzsche dans certains passages du Crépuscules des Idoles, mais aussi parsemé dans ses fragments posthumes et d’autres paragraphes dans divers de ses œuvres.

En quoi ces considérations nous intéressent-elles dans le temps présent ?

Aristote disait : CMtMuDxW8AANWnd

« La tolérance et l’apathie sont les dernières vertus des sociétés mourantes »

Ceci exprime déjà à merveille, condensé, les réflexions de Nietzsche sur la décadence européenne (seulement européenne car Nietzsche considérait l’Amérique et la Russie comme des sociétés encore intactes, fortes et ascendantes).

Pour Nietzsche, il semble, selon notre analyse, que l’Européen doit se replonger dans la Barbarie primitive. D’où, d’une certaine perspective, son apologie du dieu grec Dionysos, Dieu de la sauvagerie primitive. Ceci doit être contrebalancé par les forces apolliniennes qui « subliment les instincts sauvages », selon notre philosophe.

En clair, on pourrait résumer cela en un trait : « Il faut se barbariser et s’ennoblir ».

Si le philalèthe allemand (comme le qualifiait Stefan Zweig dans son livre lui étant consacré), de Humain Trop Humain au Gai Savoir, propose, dans l’ensemble, un ennoblissement de l’homme, à partir peut-être de Zarathoustra mais sur de Par Delà Bien et Mal, il propose un retour à la sauvagerie primitive, à la militarisation de l’Europe, ces deux aspects se complétant dans sa philosophie.

Il est notablement influencé par les mœurs impitoyables du Sud de l’Europe, notamment l’Italie de l’époque de la Renaissance, l’Espagne (à travers l’opéra de Bizet « Carmen », qu’il relie à cette aune, mais aussi la Corse à travers son apologie de Napoléon et des coutumes de vendetta corse, Napoléon qu’il percevait comme un premier régénérateur d’une Europe que menace sans cesse le déclin à cause de sa trop grande diversité de tendances (que Nietzsche nomme « instincts »).

Pour cela, le programme de Nietzsche est exprimé dans de multiples aphorismes guerriers et radicaux sur le plan humain.

Aux lecteurs curieux de s’emparer de cette philosophie dure et annonciatrice, pour en faire leur miel.

19. Le mal. – Mettez à l’épreuve la vie des meilleurs et des plus féconds des hommes et des peuples, et demandez-vous si un arbre qui doit prendre fièrement de la hauteur peut se dispenser du mauvais temps et des tempêtes : si la défaveur et la résistance extérieures, si toutes les espèces de haine, de jalousie, d’obstination, de défiance, de dureté, d’avidité et de violence ne font pas partie des conditions propices sans lesquelles une forte croissance n’est guère possible même dans la vertu ? Le poison dont meurt la nature plus faible est pour le fort fortifiant – et il ne le qualifie pas non plus de poison.

Premier livre. Le Gai Savoir, Friedrich Nietzsche, trad. Patrick Wotling, p.78, éditions Garnier-Flammarion, 2007.

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Pourquoi tu n’es pas gauchiste (malgré toi)

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Pourquoi tu n’es pas gauchiste, malgré toi et malgré ce que tu veux bien te mettre dans la tête ?

  •  ton amour de l’ordre : tu as ce truc qui fait que tu n’aimes pas le désordre

 

  •  tu aimes les choses carrés, bien faites

 

  •  tu es perfectionniste dans ce que tu fais

 

  • tu es plutôt « hipster », dandy et tu aimes bien t’habiller de façon classe, et tu te déclares de gauche ? non, tu fais ce que les Européens de toujours ont fait : bien s’habiller, de manière civilisée, correcte, pour bien se présenter aux autres, donner une bonne image afin de favoriser la sociabilité et la bonne tenue morale de la société : tu es donc un pur droitard qui s’ignore

 

  •   tu as envie de fonder une famille avec un(e) de tes congénères, et tu es plutôt hétérosexuel

 

  • au fond de toi, tu n’aimes pas l’anarchie qui se développe de plus en plus dans ton pays

 

  • tu n’aimes pas les quartiers où il est dangereux de se promener (même si tu n’arrives pas encore à identifier le véritable problème de ce danger)

 

  • quand tu es un peu bourré, tu tiens facilement des discours classés d’extrême-droite, parce que tu te lâches enfin, et tu abandonnes ton vernis bien-pensant

 

  • tu aimes et adore la culture française, tu ne peux pas t’en empêcher : un bon steak / frites te ravi, une bière belge te mets en joie, le combo ultime vin rouge / pain / fromage te fait du bien à l’estomac et tu es satisfait, la vieille littérature français, tu l’adores et elle t’inspires et t’amuses, le vieux cinéma te ravit les yeux et les oreilles ; quand tu vas chez tes grands-parents, tu savoures les vieux plats à la française, et tu apprécies de passer du bon temps avec tes anciens en leur posant des questions sur la vie de leur époque

 

  • au niveau de ta personnalité, tu es quelqu’un d’enjoué, de bon camarade, de gentil quand il le faut, de dur quand c’est nécessaire

 

  • tu es travailleur, tu aimes bosser sur ce qui te plaît, le travail ne te donne pas le tournis quand tu y penses

 

  • tu adores l’idée du progrès  – et tu penses qu’elle est une idée de gauche ! – alors que le progrès est synonyme de perfectionnement et qu’elle est en fait une valeur éminemment de droite

 

  • et surtout, tu te dis « citoyen du monde », « nomade » et tu aimes voyager et tu crois que tu n’es pas dans une attitude colonialiste et que tu vas à l’encontre de cela, alors que tu manifestes justement par ces déclarations sur ton amour du voyage que tu aimes et adores explorer les pays, le monde et les cultures. Mais attends ? N’est-ce pas ce que faisaient les colons français ? N’ont-ils pas aussi bâtis et construits les pays qu’ils ont conquis avec respect, bien souvent, des coutumes locales et, de plus, des constructions d’école, d’hôpitaux, de routes, la médecine venant en finir avec les maladies qui ravageaient les pays d’Afrique notamment ? En fait, tu l’ignores mais ton « nomadisme », ton amour de l’exploration n’est qu’un des instincts qui poussent toujours l’Européen à explorer son environnement, à explorer le monde et à faire son trou dans un endroit qu’il a choisi et où il va bâtir quelque chose de durable et de profondément Européen, sauf que tu n’en as pas conscience ou plutôt tu te mens à toi-même sur ce côté, avec des prétextes gauchistes, alors qu’en fait, tu corresponds à la mentalité européenne de toujours qui est conquérante, exploratrice et profondément curieuse et bâtisseuse. Exemple : quand tu va construire une école au Mali dans une mission humanitaire ou aider les habitants locaux à creuser un puits, saches que tu fais le même boulot, réactualisé, que nos ancêtres colons !

 

  • globalement, tu es plutôt curieux de nature, avec un fort intellect, un bon QI, des bonnes capacités, connaissances et compétences, eh bien saches que tu es vraiment européen, car si tu regardes la carte mondiale des QI, tu corresponds aux données occidentales, eh oui !

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